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Moins, c’est mieux. – L’impact de l’industrie du vêtement sur l’humanité et l’environnement. (Partie 4)

C’est à ce moment que j’ai décidé de m’informer davantage. Je me disais que je n’en savais pas encore suffisamment pour réussir à refuser ce qui nous était offert et surtout résister à acheter tout ce que je trouvais mignon pour ma fille.

J’ai écouté le documentaire The True Cost, sur Netflix.

Et là, j’ai vu.

Des centaines de femmes qui travaillent sans relâche, du petit matin au soir, pour nous. Des enfants, coucher au pied de leurs mamans qui doivent travailler pour vivre. Elles sont payées quelques dollars à peine par semaine. Elles n’ont absolument rien et elles sont nombreuses, beaucoup trop nombreuses.

Pourquoi je n’y avais pas pensé avant? Si j’achetais un morceau de vêtement six dollars, comment je pouvais imaginer que la femme qui l’avait confectionné était bien payé?

J’ai vu des usines insalubres, des usines qui s’effondrent. Des femmes blessées, des femmes qui ont peur. Des femmes qui sont prisonnières d’une industrie beaucoup trop gourmande et égoïste. Une industrie qui est toujours assoiffée de nouveauté et de bas prix. Toujours plus bas. Toujours, toujours plus bas.

J’ai pleuré ma vie. Pleuré de culpabilité, de rage, d’incompréhension.

J’ai pleuré quand j’ai vu les milliers de gens courir dans les magasins lors du boxing day ou du black Friday. J’ai pleuré en voyant le contraste entre ses femmes qui n’ont absolument rien et nous qui avons déjà tout, mais qui voulons toujours plus. J’ai pleuré parce que je faisais partie de ses gens, moi aussi. J’ai pleuré parce que je ne voulais plus jamais leur ressembler.

C’est épouvantable ce qui se passe en Inde. En 2013, 1135 personnes ont trouvé la mort lors d’un effondrement. 2348 ont été blessés. L’usine avait été jugée dangereuse et les polices bloquaient pourtant l’accès. Malgré tout, les travailleurs sont allés travailler, ce jour-là. Pourquoi?

Parce qu’il faut que ça continue. Parce qu’il faut produire pour survivre. Il faut répondre à la demande. Mais la demande ne finit jamais, la demande est sans fond et sans cesse grandissante.

Je suis convaincu que si on agit en masse, on va changer les choses. Je veux éduquer ma fille de façon à ce dont elle sache pourquoi maman fait ces choix-là. Pourquoi maman apprend tranquillement à coudre, pourquoi maman achetée usagée, pourquoi maman achète localement.

On ne peut pas continuer à utiliser les autres pour assouvir nos propres besoins de reconnaissances ou d’idéal de beauté.

Je comprends tout ça, vous savez maintenant d’où je viens. J’ai fait partie des gens qui consommaient extrêmement de vêtement. Mais j’ai changé et tout le monde peut changer.

Je termine dans le prochain article sur les impacts environnementaux xxx

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