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Moins, c’est mieux. – L’impact de l’industrie du vêtement sur l’humanité et l’environnement (Partie 2. Le début de la fin)

Je ne sais pas vraiment où ni quand il y a eu une coupure… j’imagine que cette époque de ma vie en a fait partie. La suite ici.

 Je n’étais pas encore diplômé que j’avais trouvé un emploi dans une entreprise d’importation de vêtements européens très (très) haut de gamme. J’étais aide-représentante, en attente d’avoir ma collection. Je travaillais au centre-ville de Montréal. J’avais déjà reçu plusieurs félicitations de mes profs et de mes collègues. J’avais réussi.

Pourtant je me sentais tellement vide. J’ai vécu à ce moment-là ce qu’on pourrait qualifié d’une crise existentielle. J’étais profondément perdu et confuse. Je ne comprenais pas le sens de la vie, de ma vie.

C’était donc ça ? Travailler, faire de la route, rentrer tard à la maison… et ce fameux sentiment de manque. Manque de confiance, manque de sérénité, manque d’accomplissement. Manque d’argent pour me procurer tout ce que ces gens qui travaillent dans le milieu possèdent, manque de goût pour me créer un style qui soit acceptable par les autres et qui me permet d’être accepté…

Pourtant, j’avais réussi. J’avais obtenu un poste dans l’industrie.

Je n’arrivais pas à concevoir l’idée de vendre des vêtements à 700 dollars. Comment quelqu’un pouvait acheter cela? Comment était-il possible de vendre un morceau à ce prix quand c’était le montant que je recevais aux deux semaines ? Je me sentais perdu, vide. Tout n’avait aucun sens pour moi.

Avec tout ça, je ne me sentais pas à la hauteur. Mes vêtements n’étaient pas assez sophistiqués pour que je fasse partie de cette équipe. Je n’avais pas les bonnes chaussures non plus. Ni le bon sac à main. Je me sentais toute petite et déconnectée.

D’une impulsion, je me suis inscrite à l’université en petite enfance. Je ne savais aucunement ce que j’allais faire avec ce certificat, mais j’avais l’intuition que c’était ce que je devais faire. Après en avoir discuté avec mon amoureux (qui a vécu toutes ses étapes avec moi, merci, mon amour!), on a décidé que j’allais quitter mon emploi, même si je n’avais rien devant moi.

Je suis donc parti du centre-ville trop gris et froid, avec mon orchidée en main et mes sacs aux épaules, le sourire aux lèvres. Je me rappelle avoir pris le train sur le chemin du retour en me disant que c’était enfin terminé. Je me sentais soulagé, tellement soulagé.

Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, mais je savais que la mode n’était pas pour moi. N’étais plus pour moi.

On continue bientôt xxxx

Comments:

  1. Ariane

    Avr 11, 2019 at 9:41 am
    Répondre

    Déjà hâte de lire la suite! Xx

    • Maryline Paiement

      Avr 11, 2019 at 12:26 pm
      Répondre

      Merci!! xxx

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